22/09/2011

Et si nous parlions de sentiment de sécurité?

Là où chacun y va de ses propositions sur le sentiment d'insécurité ou sur l'insécurité en général, les Vert'libéraux oeuvrent pour redonner à tout un chacun le sentiment de sécurité dont il a besoin.

Deux cents "policiers-rambo" autour d'un stade pour assurer la sécurité lors d'un match de football ne me rassurent pas. Bien au contraire. J'ai l'impression de ne pas être au bon endroit pour participer à un évènement sportif. Une police capable de monter en puissance et s'adapter à la situation nous semble plus pertinent que l'exposition de toutes nos forces au préalable.

Les Vert'libéraux affirment que le risque zéro n'existe pas. Et plus nous essayerons de tendre à cet objectif avec des sommes colossales, moins nous serons préparés à appréhender ces risques.

Par exemple, sans être fataliste, il faut reconnaître une forte probabilité que chacun subisse un jour un cambriolage ou un brigandage et on le sait. Alors, mettre en place quelques mesures de protection c'est normal, mais que fait-on pour minimiser l'impact émotionnel d'une agression?

Une amie vient de se faire cambrioler, mais au-delà de l'intrusion violente dans sa sphère intime qui va nécessiter du temps pour oublier, c'est la perte d'objets sentimentaux qui est le plus dur. Des bijoux de famille, des objets, leur histoire et aussi son ordinateur qui contenait beaucoup de sa vie personnelle. Sans parler des photos de moments de bonheurs.

Tout cela a-t-il disparu à jamais? Si nous lui avions rappelé la nécessité de faire un inventaire de ses objets, de réaliser des sauvegardes de son ordinateur, si son assureur lui avait réévalué sa police, elle se serait alors sentie beaucoup plus rassurée car accompagnée et préparée à ce qui peut arriver. Les objets auraient pu être récupérés lorsque la police découvre des caches et ses données informatiques réintroduites dans un nouvel ordinateur atténuant ainsi l'impact émotionnel.

Que dire des efforts considérables consacrés à une "sécurité-post 11 septembre 2001" pour faire croire à un risque zéro improbable. La paranoïa que nous vivons dans les aéroports est un exemple effarant. Ces efforts sont à mettre en perspective avec le peu de ressources allouées aux victimes et à leurs familles qui se retrouvent bien seules lorsque l'impossible arrive, accentué par l'inacceptable lenteur des tribunaux.

Il est paradoxal de constater la disproportion existante entre les sommes énormes consacrées à la sécurité pour tenter de prévenir des délits par rapport au peu de moyens de la prévention dans la santé ou dans le social. A l'inverse, dans ces domaines, ce sont des montants importants qui sont investis ensuite pour guérir et assister, alors qu'il existe encore si peu pour accompagner efficacement les victimes d'agression pour qu'elles sortent au plus vite de cette situation.

C'est lorsque nous sommes victimes ou précarisés que nous vivons dans l'insécurité.

Pour rétablir un authentique sentiment de sécurité  les Vert'libéraux veulent un rééquilibrage des moyens entre la prévention et l'action dans les domaines de la santé, du social et de la sécurité.

 

Laurent Seydoux
Candidat au Conseil National, liste 7

http://ge.vertliberaux.ch

15:58 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sentiment, sécurité, insécurité, seydoux, vert'libéraux | |  Facebook

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