17/01/2015

Et si nous écoutions la fonction publique !

Article_Tdg_Fct_Publique.jpgEntre les manifestations de la fin de l’année dernière et les prochaines à venir, il ne vous aura pas échappé que les femmes et les hommes qui se mobilisent dans nos rues sont ceux qui entretiennent un contact direct avec la population. Qu’ils soient enseignants, policiers, chauffeurs TPG, gardiens de prison, infirmières, toutes ces personnes partagent notre quotidien.

Et si leur raz le bol était un signal d’alarme adressé au monde politique de plus en plus déconnecté d’une réalité vécue par les genevois-e-s. Ces politiques qui considèrent ces fonctionnaires comme le dernier maillon de la chaîne, alors qu’ils sont le premier maillon du service au public.

Je ne peux croire que ces manifestant-e-s se rassemblent pour défendre des privilèges. Ils ont bien conscience qu’ils ne sont pas les plus mal lotis. Je pense plutôt qu’ils veulent convaincre qu’on ne peut pas réformer la fonction publique sans s’en donner les moyens. Que des coupes budgétaires arbitraires ne réussiront pas à réformer un système qui doit composer avec l’évolution des besoins de chacune et de chacun d’entre nous.

Mais qui mieux que ces personnes au front comprennent la réalité des besoins de la population ? Priorisons les actions du service public en fonction des besoins identifiés avec les personnes engagées sur le terrain. Faisons confiance à ces agents de proximité, donnons leur une autonomie et des moyens adaptés à leurs missions. Notre dette importante ne doit pas être le faux prétexte pour faire pression sur la fonction publique.

Pour sortir de cette situation, il est indispensable d’oeuvrer pour des mesures exceptionnelles afin d’assainir rapidement notre dette de treize milliards. Il est illusoire de penser que le budget courant pourra un jour servir à diminuer cette dette. C’est la mission d’une équipe de spécialistes financiers qui devra envisager toutes les pistes pour trouver des recettes exceptionnelles et valoriser les actifs de la dette.

En parallèle, il est essentiel d’établir un plan d’investissements concerté permettant par exemple de rénover les écoles, de construire les équipements sportifs et culturels, d’équiper les hôpitaux et d’aménager des voies de circulation.

Une solution profitable à long terme pour Genève passe par l’assainissement de la dette, par la mise en place d’un plan d’investissements concerté et par la reconnaissance que les fonctionnaires en lien avec la population ont le rôle primordial de premier maillon de l’action publique. 

Laurent Seydoux
Président vert’libéraux genevois

 

*Article paru le 15 janvier dans la Tribune de Genève

14:27 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

"Ces politiques qui considèrent ces fonctionnaires comme le dernier maillon de la chaîne,"

Ils les considèrent comme une variable d'ajustement.

TPG: grève des transports publics
Enseignement: grève des notes
Police: grève des amendes
Douanes: grève du zèle

Et vous allez bien vite voir le conseil d'état venir à Canossa.

Écrit par : Johann | 17/01/2015

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