11/06/2015

Genève et le syndrome de l’autoflagellation.

Pourquoi notre Genève ne sait pas soutenir l’esprit d’entreprendre et la prise de risque ?

J’étais hier avec les Vert’libéraux des autres cantons suisses et je peux vous dire que les responsables VL des communes  vaudoises p.ex. seraient contents avec les 5.1% de Veyrier lors des dernières élections communales ; et quand je leur dis que nous n’avons pas eu d’élus pour 5 bulletins manquants à Chêne- Bougeries et leur 6.85%, ils ne comprennent pas. Quant à Satigny et leur 9.67%, c’est largement plus que les résultats obtenus dans les communes à Zurich. Pour finir,  les 11.95% de Plan-les-Ouates représentent juste le meilleur résultat dans une ville suisse pour les Vert’libéraux. Il est aussi bon de rappeler ces chiffres.

Parler d’échecs dans ce contexte est vraiment blessant pour tous ceux qui se sont investi pour porter sur la place publique des valeurs auxquelles ils croient, qui ont été au contact de la population, qui y ont consacré du temps, de l’énergie et de l’argent. Comme entrepreneur, je leur en suis infiniment reconnaissant. 

Concernant Sue Putallaz, notre collaboration a été exemplaire, chacun dans son rôle. Elle a effectuée un travail admirable en Ville de Genève pour présenter une liste de 14 candidat-e-s, avec un programme et une forte présence sur le terrain. Cela au détriment de sa famille et de son travail. Il serait juste de le reconnaître, plutôt que de la critiquer. Je regrette sincèrement son départ.

Nous n’avons que quatre ans d’existence, nous avons voulu être tout de suite un grand parti, car nous pensions qu’à Genève, avec le quorum à 7%, nous n’avions pas le choix. Nous n’y sommes pas encore parvenus mais nous sommes devenus le plus grand des petits partis, loin devant le PBD et ses 0.6%, les Pirates ou les Evangéliques. 

Avec le quorum naturel établi dans les autres Cantons, nous aurions 3 député-e-s au Grand-Conseil, 2 élu-e-s en Ville et nous serions présent dans 6 Communes avec 12 élu-e-s avec nos résultats du printemps 2015. Il est bon de temps en temps de faire des comparaisons, pour objectiver les résultats.

Oui, nous devons nous remettre en question, oui nous devons capitaliser sur cette expérience acquise. C’est la raison pour laquelle j’ai pris un peu de recul avec la Présidence, c’est pour avoir la liberté de consulter, de proposer et de m'engager dans des axes pour l’avenir des Vert’libéraux à Genève auquel je crois beaucoup. Désormais, je souhaite garder cette liberté.

Oui, nous devons augmenter notre base, mais en défendant des causes qui nous sont chères, être les porte-voix de ceux qui ne sont pas entendus.

La distance qui se creuse entre le monde politique et la population devient abyssal. 

Soutenons donc plus ceux qui entreprennent et prennent des risques, car  ce sont eux qui se battent pour le futur de Genève.

Le parti n’est pas décapité, il y a plein de forces vives qui sont prêtes à s’investir.

Merci à tous ceux qui nous soutiennent, en pensant que, comme pour toute entreprise, il faut du temps pour réussir. 

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Commentaires

Votre principal problème, c'est que votre programme politique repose sur un oxymore :

- Une vision écologique inclut la prise en compte d'une vision à long terme et du fait que nos ressources naturelles sont limitées et à protéger

- Une vision néo-libérale de maximisation à court terme du profit, une augmentation de la croissance perpétuelle et la considération que les ressources naturelles sont à disposition de la maximisation du profit.

Bref, du greenwashing politique.

Écrit par : El Captain | 11/06/2015

El Captain où avez vous vu que nous avions une vision néolibérale de l'économie?
Un équilibre prenante en compte l'humain, l'environnement et l'économie est durable. Et c'est ce que nous défendons.
Nous sommes des entrepreneurs responsables.

Écrit par : Laurent Seydoux | 11/06/2015

Le problème, c'est que vous n'avez aucun programme, aucune proposition, aucune orientation, à part un vague projet d'incarner l'écologie (parce que c'est à la mode) au sein de la droite (parce que les gauchistes vous tapent sur les nerfs).

On pourrait faire l'expérience : choisissons 100 personnes au hasard dans les rue de Genève et demandons-leur de citer une proposition originale des Verts Libéraux. Je veux bien payer des bières à tous le parti si nous obtenons d'autres réponses que des "Euh...", des "Qui c'est, ceux-là ?" ou des "C'est des verts, alors ils sont écolos, et pi' ils sont libéraux, et pi' euh... voilà..."

Le seul message que vous avez envoyé aux électeurs pendant la campagne, c'était "Votez pour nous, parce que... parce que... ben, parce ce qu'on aimerait bien élus." Pas étonnant que vous vous ramassiez dans ces conditions.

Écrit par : Plouf | 11/06/2015

Plouf, je vous laisse faire l'étude. Vous seriez étonné du résultat.
Une étude politiques montre à la page 16 que 40% des personnes pourraient voter Vert'libéral. Mais l'inertie au changement est importante et cela prendra du temps.
Etude: http://ge.ch/vote-electronique/media/site_vote-electronique/files/imce/doc_rapports/rapport-comportement-electoral-95-11-ge.pdf

Écrit par : Laurent Seydoux | 11/06/2015

Monsieur Seydoux, je salue votre engagement quelles que soient vos motivations. Mais si j'ai bien compris, c'est vos façons qui ont en partie provoqué des scissions au sein de la formation. Ce serait bien d'en parler plutôt que de mettre la faute sur l'inertie au changement.
Le problème des Verts Lib c'est la grande diversité de pensée de ses membres et la difficulté de trouver des consensus sur les thèmes. Lorsque je lis les prises de position de Philippe Meyer, notamment sur la prochaine votation concernant le diagnostique préimplantatoire, je mesure la difficulté de rassembler.
S'il est vrai que économie et écologie ne sont pas incompatibles, ça reste parfois un grand écart et un job d'équilibriste qu'il est difficile de communiquer.
Pourtant vous représentez l'avenir puisque les formations traditionnelles et gouvernementales qui surfaient jusqu'à aujourd'hui sur le clivage gauche-droite perdent jusqu'à leur génome.
Le salut viendra peut-être de la technologie avec l'internet des objets qui devrait redistribuer le pouvoir à la base sans le passage obligatoire de la délégation parlementaire.
En tous cas c'est mon souhait car le politique a perdu toute crédibilité à mes yeux.

Écrit par : Pierre JENNI | 11/06/2015

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