22/11/2016

La force de la société civile

14642440_583286588537302_2515706260318515692_n.pngIl faut le reconnaitre, nous avons, en Suisse, une économie prospère, particulièrement à Genève. Mais quel est le prix de ce résultat ?

Cette prospérité est possible grâce à une augmentation de la productivité, elle-même induite par des exigences élevées que ce soit en termes de niveau de formation mais également d'implication plus forte, notamment de la part des salariés. Il faut souligner le fait que la libre circulation des personnes a été indispensable pour répondre à ces besoins.

La conséquence de ceci est qu’aujourd’hui, nombreuses sont les personnes, autour de nous, mises de côté par le monde du travail, que cela soit pour des raisons d’âge, de formation ou d’origine culturelle. Afin de palier à ce problème, le système social essaye tout d'abord de les réinsérer dans un monde du travail qui n’a malheureusement plus rien à leur proposer et enfin, endosse un rôle d’assistanat mais uniquement financier.

Vous ajoutez à ces constats la révolution industrielle 4.0, durant laquelle l’avenir de certains métiers reste incertain. Nous avons là alors tous les ingrédients d'une situation explosive car si les constats existent, les solutions peinent à émerger. Il est pourtant possible de croire à une économie qui mêle partage des richesses, solidarité et cohésion sociale. L’une des pistes de réflexion est de renforcer des activités déjà existantes mais souvent sous estimées dans leur apport à notre société.

Prenons les associations en exemple, elles sont des pépinières d'activités qui pourraient, pour certaines, devenir les emplois de demain. D'ailleurs, elles ont déjà commencé à le faire. Les associations sont des actrices d’importance, car elles connaissent la réalité du terrain, elles apportent des réponses souples, adaptées et créatives aux besoins pour lesquelles elles se mobilisent. Elles sont par conséquent des actrices du changement et des partenaires de première ligne dans la définition des politiques publiques. 

Redonner du pouvoir aux acteurs de terrain, repenser les frontières entre le bénévolat et le salariat, redéfinir le partenariat société civile-pouvoirs publics afin de relever les enjeux de notre société, tel est le défi qui est lancé par le Laboratoire d’Ynnovation Sociale de Genève (www.LYS.ch).

Si vous êtes sensible à ces questions, nous vous laissons le soin de vous inscrire, sur notre site www.lys.ch, à notre newsletter ou de nous contacter, si vous êtes une association en réflexion face à ces changements.

J'ai eu l'occasion de m'exprimer à ce sujet dans le journal du matin de la RSR la 1ère, le 16 novembre 2016 https://lys.ch/force-de-societe-civile-interview-de-laure...

Au plaisir de vos retours.

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